Et voilà déjà un mois que nous avons quitté la maison. Nous avons vu, visité, appris tellement de choses, que le temps n’a plus la même valeur.
Un fort vent, nous a bercés avec acharnement toute la nuit, et il est bien décidé à continuer de s’exprimer avec vigueur.
Nous continuons notre route au plus près de la côte, traversons des paysages montagneux plus arides, où les troupeaux de montons folâtrent tranquillement, au gré de leur envie, faisant fi des voitures.
Petite frustration du jour : j’aperçois une cigogne noire (si,si, ça existe !!), le temps d’attraper l’appareil photo…..elle s’envole !!
Au loin, nous apercevons sur un pic rocheux, se découpant dans le ciel, les ruines de la ville d’Assos, que nous n’avions pas prévu de visiter, mais qui nous attirent quand même. Nous nous garons au pied de ce joli petit village aux maisons en granit, et montons au site antique, par la rue principale pavée de pierres arrondies et irrégulières.
Passés le guichet, nous montons instinctivement vers le temple d’Athéna (4ième siècle avant JC) et ses fines colonnes doriques, d’où l’on a un point de vue panoramique exceptionnel sur la mer, les montagnes et l’île de Lesbos en face. Dommage, les jolis bas reliefs qui ornaient le temple sont dispersés dans différents musées à travers le monde !! Et quel vent !! difficile de tenir debout.
Pour continuer la visite, il va falloir descendre un sacré coup pendant un kilomètre au milieu d’une nature qui a visiblement brulé. Nous y découvrons le théâtre en voie de restauration, l’agora dont on ne voit plus grand-chose, le xénodion ou « guesthouse » de l’époque, et surtout l’impressionnant mur d’enceinte, et enfin la route d’accès à la ville, qui servait de nécropole où s’alignent les sarcophages.
Après être bien descendus, il va falloir remonter au guichet, pour redescendre à la voiture. Finalement, nous aurons fait une visite culturelle et sportive !
Un tour au petit port en contrebas, auquel on accède par une route sacrément pentue. Coincé entre la falaise et la mer, avec ses bateaux de pêche colorés, il est vraiment charmant, mais a quand même perdu un peu de son authenticité, car chaque maison est devenue un restaurant, ou un hôtel.
Allez, c’est reparti pour la recherche d’un spot. Nous n’arrivons pas à trouver. De guerre lasse, nous finissons dans un camping. Et la grosse boulette de la journée…..je m’aperçois que j’ai perdu ma clé de la Bach’Mobile !!!! Et la question qui tue…. mais tu l’as perdue où ??? Comment dire….ça gâche un peu la soirée.