Nous prenons notre temps pour repartir. Après avoir fait les dernières courses, le plein des deux réservoirs et une réserve supplémentaire d’eau, nous sommes prêts à affronter plusieurs jours en autonomie, au cas où nous ne repasserions pas par un village, au gré des pistes que nous trouvons.

Nous reprenons une partie de la route défoncée de notre arrivée et le ciel devient soudain cataclysmique. On devine ce qui nous attend dans peu de temps !!! Aie, et ça tombe au moment où nous allons rouler sur les pistes !!! Et bien voilà, ce qui devait arriver arriva, nous sommes sous la tempête avec éclairs, vent et rideau d’eau !!! Le seul avantage est de ne pas craindre la chute d’arbres. En revanche, Denis ne voit plus les trous dans la route. Bien qu’il roule au pas, ça secoue quand même pas mal.

Heureusement, ce fut assez violent mais pas très long. Et au bout d’une trentaine de kilomètres, le sol est sec, le ciel semble se dégager comme par magie, et nous voilà de nouveau sous un soleil ardent. Nous retrouvons avec bonheur les paysages aux falaises d’un blanc éclatant et notre solitude, animée seulement par la faune. Outre les chevaux, dromadaires, chameaux, turkomans, nous apercevons des perdrix qui, lorsqu’elles sont dérangées, grimpent les falaises à une vitesse folle, et nous avons même la fugace visite d’un renard, bien étonné de voir deux humains assis là entrain de manger.

Voilà, de nouveau un bivouac, comme nous les aimons, seuls, au milieu de la nature.