Debouts à 5 heures, il faut emmener Ewan à l’aéroport. Nous en sommes à une quarantaine de minutes. Il nous faudra bien plus de temps, car nous nous trouvons face à des routes coupées sans déviation. Il faut dire que Bishkek et ses environs ressemblent à un immense chantier, où il n’est pas spécialement facile de circuler. Heureusement, nous avions pris de la marge et nous arrivons malgré tout à l’heure.
L’embarquement ne sera pas facile pour Ewan, car ils ne peuvent lire les billets électroniques et sa photo de passeport sans barbe et avec des cheveux va sérieusement perturber la reconnaissance faciale !!! Nous restons à l’aéroport jusqu’à ce qu’il soit dans la salle d’embarquement.
Le voilà reparti pour la vraie vie comme il nous dit. C’est avec lui que nous aurons partagé le plus de galères, fait la piste la plus rude, mais avons découvert des paysages merveilleux. Nous avons beaucoup ri, le père et le fils se sont gentiment chamaillés, comme dans la « vraie vie », sa jeunesse et sa pétulance, nous ont boosté, et sa prévenance est toujours aussi agréable.
De retour à l’hôtel, après une heure trente dans les bouchons, nous profitons d’un plantureux petit déjeuner, avant de repartir chercher……..un pneu.
Et c’est reparti en direction du marché aux pièces détachées, comme à Osh. A la suite d’une route fermée (oh comme c’est bizarre), nous nous retrouvons dans une petite rue poussiéreuse et nous arrêtons devant un garage. Pourquoi pas ??? Et , comme par miracle le propriétaire nous affirme qu’il va nous trouver un pneu. Le voilà donc parti avec notre roue de secours, pendant que nous attendons dans la pièce de repos climatisée du garage. Au bout d’une bonne heure, le voilà de retour avec un pneu neuf, pas de la même marque que les nôtres, mais tant pis. Ouf, un bon souci de moins.
Maintenant, nous repartons pour emmener notre linge à la laverie, car ici pas de laverie automatique. Si, à notre arrivée, dimanche soir, nous avions trouvé la ville plutôt agréable pour circuler, ce n’est plus le cas aujourd’hui !!! Entre les coups de klaxons intempestifs, les passages en force des croisements car personne ne veut céder, les changements de direction brutaux et non signalés, et finalement les nombreux accrochages, nous arrivons à destination. Heureusement qu’une personne dans la rue nous a incité à entrer dans une maison, car nous cherchions désespérement cette laverie avec notre gros sac de linge sale. L’accueil est des plus grincheux, l’endroit pas spécialement accueillant, avec du linge partout, pas une bonne odeur. Bref, tout en râlant en russe, la propriétaire nous annonce que notre linge sera prêt demain entre 15 et 16 heures. Ce n’est pas grave, nous prendons la route après.
Nous retournons à l’hôtel, pour nous reposer et nous rafraîchir, car il fait encore la bagatelle de 44° aujourd’hui. En fin d’après-midi Denis descend dans la Bach’Mobile chercher quelque chose et remonte dépité. Notre pneu tout neuf est dégonflé !!! L’explication …. La chambre à air a dû être abimée pendant le montage du pneu sur la jante cerclée !!! Trop tard pour retourner au garage, ce soir, ce sera pour demain !!!
Nous retournons diner dans le pub du premier soir. Nous voilà déjà, avec nos petites habitudes !!!