Nous quittons les beaux paysages de montagne pour regagner la vallée. Nous arrivons à Karacol, ville très animée qui nous étourdit, après le calme de notre journée d’hier.
Nous allons visiter la jolie cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité, toute en bois avec ses clochetons aux toits verts, surmontés de coupoles dorées. Bien sûr, nous ne pourrons faire de photos de l’intérieur, mais toujours la même architecture, sans nef, ni transept, ni bancs pour s’asseoir et prier. Nous regrettons, que cette magnifique cathédrale ne soit pas vraiment entretenue, ainsi que les belles maisons russes, du quartier historique, elles aussi en bois. Le 1er juillet 1869, la construction de la ville fut commencée pour accueillir une garnison russe, et donc, les premiers habitants, furent des officiers, des marchands et des explorateurs. Mais, pendant des siècles, ces terres étaient habitées par les nomades kirghizes qui se rapprochaient du lac Issyk koul pendant l’hiver pour retourner dans les pâturages l’été, puis sous la domination de plusieurs khanats, avant d’être, à la demande des kirghizes, sous la protection de la Russie.
Aujourd’hui, cette ville est très attractive et dynamique, notamment pour toutes les activités de montagne entre les randonnées à pieds ou à cheval l’été, entre autres, et le ski l’hiver.
Un p’tit tour au marché de la ville, qui est dans des containers, une p’tite pause dans un restaurant de sushis et en dessert, un bon expresso et un délicieux croissant (ça faisait si longtemps !!!!!) dans un très agréable café que nous avions repéré.
Ensuite direction le zoo, le seul du pays, qui d’après les avis doit être vraiment très beau, qui soigne les animaux blessés et qui garde ceux qui ne sont plus capables de retourner dans la nature, avec le doux espoir de voir enfin une panthère des neiges. Eh bien, que nenni !!! tout d’abord, très peu de faune locale, dans des petits enclos, pas de panthère des neiges… une horreur !!! En faune locale, nous avons vu deux ours au regard désespéré à vous faire pleurer, quelques loups qui tournaient en rond, et des vautours dans une cage tellement petite qu’ils arrivaient à peine à étendre leurs ailes !!! Bref, une expérience plus traumatisante qu’autre chose !!
Nous voilà donc, à quelques kilomètres de la frontière khazake, nous reprenons donc la route, après avoir changé nos derniers soms kirghizes, car nous passons une toute petite frontière, où, à priori, il n’y a aucun service, et nous ne voulons pas revivre la galère du change de monnaie, comme à Osh, avec Ewan !!!
La route nationale devient très vite une piste et nous bivouaquons au bord de cette dernière, sachant que la frontière étant fermée à 18 heures, nous aurons très peu de passage cette nuit.