6 heures du matin, nous sommes réveillés par un coucou qui ferait pâlir tous les coucous suisses, tellement il met du cœur à l’ouvrage. Et ça dure bien dix minutes ! Mais, dommage, il ne sait pas combien, nous sommes devenus résistants aux réveille- matin de tous ordres !!!

Nous reprenons notre route en direction du Mont Olympe. Mais vers 13 heures, Denis décide qu’il a envie de déjeuner dans un premier restaurant grec. Alors, ce sera du pur grec, avec un ouzo, du tsatsiki en entrée, et slouvakis (ce sont des brochettes) pour lui, et moussaka pour moi. Et pour finir un café grec (qui ressemble étrangement au café turc, puisque c’est du café finement moulu mélangé avec de l’eau chaude, et il faut attendre que le café repose au fond de la tasse avant de le boire). Le propriétaire du restaurant, nous offre gentiment une pâtisserie à base de semoule et très sucrée. L’accueil était vraiment chaleureux et tout était très bon !!!

Quelques kilomètres plus tard, le Mont Olympe se révèle dans toute sa splendeur. Nous qui voulions éventuellement, nous rapprocher des Dieux, finalement, nous ne les dérangerons pas, et les laisserons vivre une retraite paisible, dans leur royaume de neige et de glace !!!

Suivant les bons conseils du guide du routard, nous allons visiter le village de Palaios Panteleimonas, posé sur les flancs du Mont Olympe, face à la mer Egée. Si son histoire remonte aux années 1500, il fut petit à petit abandonné et réhabilité depuis les années 80, suite au tournage d’un film. C’est une architecture de pierres et de bois, digne d’un village de montagne, mais qui domine la mer !! Nous avons trouvé qu’il a perdu de son authenticité, en vendant son âme à un tourisme effréné.

Nous hésitons entre,  bivouaquer au bord de mer et pour continuer notre route demain,  ou bivouaquer au pied du mont Olympe, faire quand même une petite rando. Aller, ce sont les Dieux qui gagnent.

Nous arrivons au point de départ des randos, et, il faut bien avouer que nous nous heurtons à une paroi abrupte, recouverte de forêt, très oppressante. Rien à voir avec la première rencontre de cet après-midi. De toute façon, il est tard, et il nous faut trouver un endroit pour dormir. Ce sera le long de la route, à côté d’une jolie gloriette.