Ce matin, nous hésitons à rester un jour de plus à Kars. En effet, nous avons la bonne surprise d’apprendre hier au soir, que notre amie Maud, vient nous rejoindre le 1er juin à Tbilissi. Après réflexion, nous préférons préparer tranquillement son arrivée en allant de suite en Géorgie. En effet, nous avons une chose très importante à faire : nous occuper de nos visas pour la Russie. Plus faire la vidange, le nettoyage complet de la voiture, laver notre linge, aller chez le coiffeur pour moi, trouver un logement pour quelques jours afin de visiter la capitale….. Bref, faire en sorte que tout soit prêt, et que nous puissions profiter ensemble de la visite de ce pays, sans autre tracas.
Donc, aujourd’hui, nous quittons la Turquie pour entrer en Géorgie.
La route longe un grand lac, un joli endroit pour pique-niquer. Nous allons vite oublier l’idée, car la Bach’Mobile se retrouve au milieu d’un nuage de moustiques.
Nous cherchons désespérément un endroit sans moustiques, mais non .Et finalement, nous nous retrouvons assez vite à la frontière. Et ce sera une expérience, plutôt inédite. En effet, nous nous retrouvons séparés. Seul le propriétaire de la voiture peut rester à l’intérieur de la voiture, et le passager part de son coté pour passer la frontière. C’est assez particulier et inquiétant parce que, vous vous dites, que si un problème se pose, vous pouvez ne pas vous retrouver dans le même pays!!
Bien sûr tout se passe bien, mais quand-même. Et très stressée, j’ai complètement oublié de retirer de l’argent géorgien, le lari, au distributeur de la douane.
Denis a un problème avec l’assurance de la voiture. La police de la douane, lui explique qu’il faut absolument souscrire une assurance géorgienne, alors que la notre nous couvre dans le monde entier. Après des pourparlers, ça a l’air d’être bon.
Nous voilà enfin en Géorgie, et comme chaque fois que nous passons une frontière, nous avons toujours un peu d’appréhension, nous nous sentons déstabilisés pendant quelques jours. Et ce qui est encore plus difficile, c’est que nous ne comprenons pas la langue bien sûr, mais qu’en plus nous ne pouvons pas lire ce qui est écrit, car la Géorgie utilise l’alphabet cyrillique.
Et la route, alors là, c’est quelque chose. Elle est complètement défoncée, et il est difficile de rouler à plus de 20 kms/h. Nous suivons un camion russe, et nous imaginons comme cela doit être difficile pour les routiers!
Nous nous arrêtons à la première ville, pour retirer du cash. Et, c’est la fin de ce qui devait être une fête, avec un orchestre qui joue du Gloria Gaynor et autres tubes discos, avec une énergie et des décibels défiant toute concurrence !! Ca nous change d’ambiance !!
Il est tant de trouver un bivouac. Ce sera non loin de la route, car nous avons essayé d’aller au bord de la rivière en contrebas, mais toujours le problème des moustiques !!!
Nous réalisons que nous avons avancé d’une heure, ce qui sera plus agréable, car il fera nuit noire à 20h30 et non à 19h30.