Tout d’abord un petit aperçu de nos impressions sur la Turquie. C’est un pays doté une richesse historique incroyable, de beaux voire merveilleux paysages, et où l’accueil est un don. Le gros point négatif, ce sont les déchets que l’on trouve partout, ça a un côté exaspérant et désespérant. Une autre chose, la conduite qui choque au début, mais on s’y fait. En attendant, c’est un pays où nous reviendrons avec plaisir.

Aujourd'hui, sera la journée des BOULETS!!!

La nuit a été tranquille, mais un vent fort nous empêche de prendre notre petit déjeuner dehors.

Nous voilà repartis en direction de Tbilissi, la capitale de la Géorgie. Nous roulons, presque sans nous en rendre compte une altitude qui avoisine les 2 000 mètres. C’est un paysage agricole, cerné des sommets encore un peu enneigés du Caucase. Les villages sont d’une pauvreté affligeante. Les gens sont sombres, portent en eux une immense tristesse. Nous faisons nos premières courses. La personne à la caisse, ne répond pas à notre bonjour, ne nous regarde pas, et au moment de payer, se saisit de ma carte bancaire et fait elle-même le sans contact, sans que j’ai eu le temps de voir le montant de la note. Et toujours pas un regard. Nous avons vraiment changé de monde !!!!

Nous continuons, notre trajet, en échangeant sur nos impressions, en regardant les poteaux électriques des villages colonisés par les nids de cigognes et leurs cigogneaux, une vieille lada avec un sigle rolls royce sur l’avant de son pare choc……Nous nous posons la question suivante : pourquoi les cigognes ont leur nid uniquement dans les villages, alors qu’il y a des poteaux tout le long de la route ?? si quelqu’un sait…… Et le temps passe, Denis toujours vigilant quant aux nids de poule, aux passages défoncés, et soudain, nous voilà devant un bâtiment qui barre entièrement la route, avec marqué Police.

A priori, nous devons nous garer, ce qui se confirme avec le policier qui nous fait signe. Il me demande de descendre de voiture et de me diriger vers le bâtiment. Je vois qu’il demande à Denis d’ouvrir le véhicule. Je rentre et présente mon passeport au policier, et celui-ci me le tamponne. Bizarre !!! Il me demande comment je trouve la Géorgie. Je lui réponds que je ne sais pas vraiment, car je suis arrivée hier. Et il y a un Duty Free, tiens, tiens !!! A travers les vitres, je vois Denis qui parlemente vivement !! Il m’aperçoit et me demande de le rejoindre. Le policier auprès de lui accepte. Denis m’annonce que nous avons une amende, pour non possession d’une assurance géorgienne. Je tente encore une fois d’expliquer que nous n’en n’avons pas besoin, mais la loi, c’est la loi. Il demande à Denis d’aller garer le véhicule, et m’accompagne à un bureau pour que je règle, cette fameuse amende. Ensuite, je rejoins Denis et tout d’un coup nous réalisons…… que nous sommes tout simplement entrain de passer la frontière arménienne !! Mais que faisons-nous là ??? et pourquoi le GPS, nous a emmené ici ??? Un peu déboussolée, je retourne voir le douanier, du coup, (mais c’est marqué Police sur son vêtement…) pour lui expliquer, que nous ne voulons pas aller en Arménie, mais à Tbilisi. Il me regarde un peu étonné et méfiant, et me demande pourquoi, on est là. Et je lui réponds que je ne sais pas, et qu’on a suivi le GPS. Dans son regard, je pense qu’il nous prend pour des demeurés. La honte !!!Et ce n’est pas comme si nous avions l’habitude de voyager !!!!

Du coup, il nous explique que nous devons passer la frontière arménienne et revenir. Bien sûr il contacte ses collègues, qui ont un petit sourire en coin. Mais comme, nous nous sentons bêtes !!!! Bref, cette histoire, nous fera perdre trois heures !! Nous cherchons à comprendre pourquoi, nous sommes arrivés là. La tablette qui nous sert de GPS, avait le son coupé. Et dans un village, nous avons continué tout droit, alors qu'il fallait tourner, et le GPS a trouvé la solution de nous faire passer par l’Arménie pour rejoindre Tbilisi !!!

Pour nous remettre de nos émotions, nous nous arrêtons dans un p’tit resto de bord de route, où, nous dégusterons un sharwarma, qui ressemble à un durum turc, mais moins gras, au porc, plus épicé et avec un fort goût de coriandre, accompagné d’un ayran géorgien.

Nous continuons notre route et nous pensons bien à nous arrêter à l’endroit indiqué, pour prendre cette fameuse assurance. Mieux vaut être assurés deux fois qu’une !!!

Il va être vite temps de commencer à chercher un bivouac. Nous nous arrêtons vers le canyon de Dashbashi, avec son Pont de diamant. C’est une passerelle de 240 mètres de long qui surplombe le canyon d’une hauteur 280 mètres avec en son milieu, une surprenante et esthétique architecture en forme de diamant. Une autre passerelle en fer, quant à elle, descend jusqu’au fond du canyon afin d’y  admirer de belles cascades. Il est trop tard, ce sera pour demain.

A peine installés…..il se met à pleuvoir des cordes.