Si nous avons eu des nuits d’un calme absolu, ce n’était pas celle-ci. Nous ne pensions pas que le trafic ne tarirait pas de la nuit, vu l’état des routes. C’est dingue que les camions roulent si vite, de nuit, sur des routes pareilles !!! J’imagine la pression que les routiers doivent avoir pour prendre de tels risques !!

Au bout de quelques kilomètres après notre départ, clignotant à droite pour aller voir un cratère de météorite. Le cratère de Zhamanshin. Evidemment, nous n’échapperons pas au talc de la piste, mais bon….. Arrivés à destination, nous nous trouvons face a un immense effondrement, et nous avons du mal à imaginer que ce soit dû à un corps céleste de 200 à 400 mètres de diamètre qui se serait évaporé au moment de l’impact, il y a un million d’années.  Au moment de l’explosion, la température ambiante était de 1 700° et cet évènement a provoqué un hiver nucléaire temporaire, ainsi que la destruction animale et végétale sur plusieurs centaines de kilomètres à la ronde.

Nous retrouvons l’asphalte et ses alternances, de parties défoncées et d’autres complètement lisses. Un petit passage sur un pont pour examiner le dessous de la Bach’Mobile. Il faut dire que régulièrement, sur le bord de la route, il y a ces aires de repos avec un pont. Ce n’est pas étonnant, mais bien pensé !! Pour nous tout va bien, Denis a fait le tour, et rien à signaler.

Dans l’après-midi, nous arrivons à Aral et sa non-mer. Denis a très envie d’aller voir le cimetière des bateaux à Jalanash, un ancien port de pêche. Et c’est reparti pour de la piste au talc pour aller voir……..rien. Nous avons beau tourner, virer, être juste là, au point pile où ils devraient être, pas une seule épave !!! Oh la déception de Denis. En attendant, nous roulons dans ce désastre écologique, généré par les Russes dans les années soixante. En effet, ce lac salé de 68 000 km2 a perdu 90 % de son volume à cause du détournement des eaux des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria pour irriguer les champs de coton et rizières russes. Cependant en 2005, la digue de Kokaral a été achevée, ce qui permet à la partie nord de la mer d’Aral, côté kasah, de voir son niveau remonter, au détriment de la partie sud ousbek. Aujourd’hui, Le sol asséché sur lequel nous roulons est malheureusement saturé en sel et pesticides, qui s’envolent au gré des vents violents provoquant de nombreuses maladies et un taux mortalité infantile parmi les plus élevé au monde.

Donc, retour à Aral où finalement, nous visiterons le musée demain avant de repartir, et encore une petite nuit à l’hôtel pour récupérer de cette journée encore particulièrement chaude.