Nous avons bien récupéré. Départ à 8 heures, et le but du jour est d’arriver à Astrakhan, sur le delta de la Volga, à 90 kms de la frontière du Kasakhstan.

Une petite pause à 13 heures pour grignoter un sandwich et un café dans une station service. La Russie est vraiment difficile pour nous. Tout est en alphabet cyrillique, rien n’est traduit en alphabet latin. On se sent vraiment perdus, même si nous commençons déjà à reconnaître quelques lettres et, surtout merci google traduction.

Au fil de la route, le paysage passe des plaines fertiles à la steppe, avec quelques marais salants.

Nous arrivons à Astrakhan à 16h30, après avoir roulé 600 kms. Un phénomène bizarre, se produit, nos GPS se retrouvent bloqués. Difficile de se diriger, ce qui ne me permettra pas de photographier les beaux bâtiments que nous croisons, occupée à essayer de mener Denis vers un bivouac signalé par l’application Park4night.

Nous nous garons donc sur un parking, sur les bords de la Volga, très joliment aménagés afin de pouvoir tranquillement s’y promener.

A dix minutes à pieds, nous allons visiter le Kremlin aux pierres blanchies, construit du temps d’Ivan le Terrible, après sa conquête de la ville sur les tatares fin du XVIième siècle. Nous franchissons, les épaisses murailles de la citadelle, par l’une des trois portes d’accès, et sommes immédiatement saisis par la tranquillité du lieu aux jardins fleuris et aux magnifiques bâtiments aux toits vert surmontés de leurs croix d’or. Nous arrivons un peu tard et ne pourrons visiter que la Cathédrale de la Sainte Trinité, monumentale à l’extérieur et toute en simplicité à l’intérieur.

Nous prenons le temps de nous balader et de profiter de ce calme.

Nous finissons cette journée dans un restaurant au bord de la Volga, proche de notre bivouac, à déguster une assiette de poissons et un dessert avec un petit verre de Vodka. Bien sûr, nous aurions pu chercher un restaurant où nous pouvions déguster du caviar, puisque Astrakhan, en est la capitale, mais nous sommes épuisés, surtout Denis, et n’avons qu’une hâte, c’est d’aller nous reposer. Nous nous offrirons cette prestigieuse denrée à notre retour, car ce serait dommage de louper çà !!

Finalement, ce ne sera peut-être pas le bivouac de rêve. Bien que ce soit dimanche soir, il y a une foule de gens heureux qui exprime bien leur allégresse !!!. Il est vrai, que nous ne ressentons aucun signe de tension quel qu’il soit, malgré le contexte politique.