Après une bonne nuit de sommeil, une question se pose à nous, pour la suite de notre trajet en direction de Tachkent. En effet, notre problème est de savoir si nous continuons sur les pistes ou si nous prenons la route, qui nous fait faire un gros détour de 1 200 kms. Il faut dire que nous n’avons pas vraiment envie de revivre la soirée d’hier. Nous terminons les 25 kilomètres de pistes restantes sans ouvrir nos fenêtres, le matin la chaleur est supportable. Nous baissons le rideau qui sépare la cabine du reste de la voiture. Et bien, le résultat n’est pas miraculeux, loin de là !!!
Nous nous arrêtons 100 kms plus loin, à la station-service de Bejneu, pour grignoter un sandwich, se désaltérer au frais, car il fait la bagatelle de 45°. Lorsque nous remontons dans laBach’Mobile, il fait 58°. C’est terrible !!! Sommes-nous prêts à affronter de telles températures sur 700 kms de piste avec un seul village au milieu ??? Nous avons besoin de nous poser au frais, de laver la voiture, au moins à l’extérieur, et malgré la douche d’hier au soir, nous nous sentons poussiéreux et sales. Donc, ce sera hôtel, ce soir, pour reprendre des forces. Le premier fait l’affaire, et nous avons même droit à la « suite » de l’hôtel, une chambre immense et climatisée. Il fait 23° et nous sommes obligés de monter la clim à 25°, car nous avons froid !!!
Nous allons de suite nettoyer l’extérieur de la Bach’Mobile et un petit coup à l’intérieur. Ce sera déjà un sacré travail. Nous sommes épuisés par la chaleur. Je crois que je n’ai jamais autant transpiré de ma vie, sans faire d’effort.
Ce soir, ce sera un restaurant asiatique, Denis mangera des morceaux de bœuf frits avec des frites et, on me servira des sushis énormes, deux fois la taille habituelle, avec du fromage fondu dessus. Comment dire…. ce n’est pas habituel et vraiment bizarre. Ce n’était pas tout à fait à mon goût. Il faut dire que jusque là, je ne suis pas vraiment une grande fan de la gastronomie kasakh. Mais bon, nous n’avons pas tout testé, loin de là !!!