Denis a pris sa décision, on continue en direction de khorog, avec l’espoir de trouver un pneu et une jante. Sur la piste la tension est palpable. Pourvu que l’on ne crève pas en éclatant le pneu, car là, la situation va être vraiment compliquée !!

Toute la journée nous longeons la frontière face à l’Afghanistan. Toujours ce fleuve de boue, le Pyandj, qui nous sépare. De nombreux militaires veillent, des affûts jalonnent la piste. Nous ressentons la pauvreté du pays d’en face, à travers le petit chemin qui longe la montagne, où nous ne sommes pas sûr qu’une voiture puisse passer, les maisons de terre, des bâtiments à moitié détruits. Nous sommes sûrement imprégnés de ce que les médias nous distillent, mais vraiment, ce que nous percevons, c’est un monde en suspend, presque sans vie, mais où le danger est tapi, car de ce côté du fleuve, la lourde présence militaire n’est pas un hasard.

 Nous voyageons dans une ambiance grise, seuls les petits villages comme des oasis de verdure, les sourires éclatants des enfants qui nous saluent avec des hello tonitruants, les robes qui brillent des femmes qui marchent le long de la route, égayent le paysage.

Sur les 300 kilomètres qui nous séparent de Khorog, une centaine, sont plus ou moins asphaltés.

Arrivés à khorog après 18 heures, un vendredi, tous les garages sont fermés et n’ouvrirons que lundi. Nous trouvons un vendeur de pièces détachées qui nous affirme, que demain, au marché, nous trouverons un marchand de pneus.

Il est tard, j’invite tout le monde à l’hôtel, c’est le moins que je puisse faire. Le Pamir Palace hôtel quatre étoiles.! Nous sommes loin des standards des palaces d’Europe. Ils ne nous proposent qu’une chambre pour trois. J’aurai préféré deux chambres, mais bon !! C’est une grande chambre, où, lorsque vous marchez sur la moquette vous vous enfoncez de cinq centimètres, un grand balcon, mais des sanitaires communs !!

En revanche, le restaurant de l’hôtel est parfait. Tout y est très bon, le service sympathique.