Eh bien, il pleut toujours !! Nous sommes réveillés par l’arrivée de nombreuses voitures. C’est le jour du passage des permis de conduire !! En revanche, le parking est tout propre, car une personne balaye cette place sous la pluie.

Finalement, nous prenons le parti d’attendre un peu et nous serons récompensés. Vers 9h30, il ne pleut plus. Nous voilà donc partis découvrir, les petites ruelles pavées, les plus secrètes possibles. Au détour de l’une d’elles, nous sommes charmés par les volutes musicales qui, à la fois vous ancre et vous transporte sur les terres et l’âme de l’orient. Nous découvrons un homme assis, seul dans une pièce ouverte qui domine un profond ravin,  qui nous invite d’un regard, à partager ce moment, à regarder ses doigts parcourir savamment les cordes de son qanûn.                          .

Après ce moment-cadeau, nous poursuivons notre errance et découvrons un petit quartier, en forme d’ilots, joliment décoré, aux boutiques multicolores, et, où les chats sont rois.

Cà y est l’estomac de mon Denis crie famine, il va falloir faire quelque chose !! Et nous trouvons, le tout petit restaurant rêvé, tenu par deux personnes d’un certain âge, ne parlant que turc, mais d’une gentillesse à faire fondre les cœurs les plus secs. Nous déjeunons fort simplement, mais tout est très bon. Et le moment du café est une délicieuse surprise. Il nous est servi avec une grande déférence par l’homme, dans un service argenté de toute beauté. Nous avons passé un moment tellement empreint de simple bonté, que ça vous touche l’âme.

Et voilà que le temps redevient chagrin, et la pluie a décidé de nous accompagner. Nous lui faisons un pied de nez, car nous avons décidé d’aller visiter une maison-musée ottomane, pas très loin de là !! C’est l’ancienne maison du gouverneur du district. Elle est élevée sur trois étages, avec un rez-de-chaussée aux murs en pierre qui soutiennent les étages en bois. Le premier étage est virtuellement séparé en deux, avec un côté le quartier des hommes (le semlalik) et de l’autre le quartier des femmes (le harem). Une roue rotative facilite la distribution des repas entre le semlalik et le harem, lorsqu’il y a des visiteurs et ainsi éviter les contacts. Le second étage, est aussi consacré au harem. Nous pouvons ainsi nous plonger dans la vie d’une famille ottomane le jour d’un mariage au début du XIX siècle, et comprendre un peu mieux leur quotidien. C’est une visite très intéressante, même si les mannequins, surtout ceux de la mariée et des femmes qui l’accompagnent font un peu flipper.

Il est temps de reprendre la route, toujours sous la pluie. Finalement pour rejoindre Istanbul, nous prendrons l’option de passer par la côte, car la météo y est plus favorable que dans les terres.

Nous y arrivons de nuit et trouvons un parking bien accueillant pour passer la nuit, de nouveau avec les vagues comme berceuse.