A 5 heures du matin, nous entendons de l’agitation. Nous pensons qu’il faut nous lever. N’oublions pas que ce sont des bergers et qu’ils travaillent dur. Nous entrons dans la pièce, et ils sont entrain de prendre le petit déjeuner. Nous sentons que l’heure n’est plus à la discussion. Nous prenons rapidement un çay avec du pain et du miel. Le patriarche semble très fatigué ce matin, il a de la fièvre et a des difficultés à respirer. Denis le conseille sur sa prise de médicaments.
En sortant, il me manque une chaussure, le coq me l’avait piquée, le coquin. Nous assistons à la sortie des montons. Il est vraiment temps pour nous de partir. Le fils, le plus sauvage, nous fait un signe de la main et commence à partir avec sesbçetes, mais nous avons le temps de faire des photos, avec le patriarche, l’autre fils et, je suis vraiment contente, Almina accepte de faire une photo avec moi.
Nous repartons chercher le reste de notre bois que nous avions laissé, pour le barbecue de ce soir, car, évidemment, nous n’avons pas mangé, 1,2 kg de mouton en une fois !!
Nous roulons dans un paysage magnifique et, soudain, il apparait, légendaire, majestueux, presque intimidant tel une star, lui si célèbre dans notre monde judéo-chrétien… le Mont Ararat.
Quelle chance, nous avons d’être là ! Dans un paysage à couper le souffle, nous nous arrêtons près d’un ruisseau pour prendre un vrai petit déjeuner et laver notre vaisselle au mouton bien grasse, qui aurait pompée beaucoup sur notre réserve d’eau. Le temps est magnifique et il fait vraiment bon alors que nous sommes à 2 700 mètres d’altitude et qu’il reste encore quelques névés.
Je suis aux anges, j’avais vraiment besoin de ce moment loin de tout. Rouler sur les pistes, s’arrêter à tout moment pour photographier, le paysage, les fleurs, les animaux . Que du bonheur !!
A proximité de la petite ville de Diyadin, nous nous offrons une heure dans une piscine privée de source chaude. Ah pour être chaude, elle est chaude, si bien que entrer dans l’eau est difficile et y rester encore plus !!! au bout de dix minutes c’est intenable, et lorsque nous sortons, nous avons la tête qui tourne !!! Donc, ensuite, nous entrons, nous restons quelques minutes, nous sortons. Et la douche froide après, une torture !!! Le bain dans une source bouillante, c’est fait !!!
Tous ramollos, nous repartons sur les pistes, et nous nous retrouvons dans une vallée qui nous fait penser, en plus petit, à ce que nous imaginons de la Mongolie. Nous avons l’impression d’être des extraterrestres . Nous perdons la piste, les gens nous observent, seul un vieux monsieur vient nous voir, tente de nous expliquer quelque chose que nous ne comprenons pas, mais il a un beau et gentil sourire. Nous finissons par trouver la piste qui se révèle être simplement deux traces sur l’herbe.
Nous retrouvons le bitume, avec pas plus de plaisir que ça. Nous allons jusqu’à un lac que nous avions repérer sur la carte pour le bivouac. Encore un petit barbecue de mouton, mais c’est sûr ce sera le dernier, parce que ça sent vraiment fort, c’est une odeur qui imprègne et qui donne l’impression que tout sent le mouton !!!
Surveillés par le Mont Ararat toute la journée, nous avons passé une journée dans de magnifiques paysages, qui nous ont ravis et j’espère que les photos pourront vous faire partager un peu du bonheur, que nous avons eu à rouler sur cette piste.