Après une bonne nuit, un petit déjeuner bien copieux et élégamment servi, au frais sur la terrasse et nous voilà repartis.

Nous allons tout d’abord visiter la cathédrale de Bagrati qui domine la ville, datant du XIe siècle. Détruite en 1692 par les turques, elle resta à l’état de ruines jusqu’au milieu du XXe siècle et sa reconstruction se terminera en 1994. Malgré tout, lorsque que nous arrivons sur le site, nous sommes étonnés de la dégradation de la façade.

Nous entrons au moment de la fin de la messe, juste avant la bénédiction du pope qui passe au milieu des fidèles prosternés et leur touche la tête. Puis tout le monde est invité à sortir, car ensuite, c’est l’arrivée des mariées et de leur famille. Oui, apparemment, les mariages se font à plusieurs.

Maintenant, direction la grotte de Prométhée, située à quelques kilomètres dans la montagne. Nous croisons quelques cochons en liberté sur le bord de la route qui se transforment vite dans mon esprit en saucissons et pâtés sur pattes !!!

Juste avant d’arriver, nous nous faisons arrêter par un pépé malin, qui nous indique où nous garer contre rétribution, alors que le parking officiel est 50 mètres plus loin, après un virage !!!!

Pourquoi grotte de Prométhée ??? Parce que Prométhée a eut l’idée saugrenue, entre autres, de dérober le feu sacré de l’Olympe pour en faire don aux humains. Zeus, très très en colère le condamne donc à être attaché à un rocher sur le Mont Caucase, donc dans le coin, son foie dévoré par l’Aigle du Caucase, chaque jour, et repoussant la nuit !! Voilà l’explication !

Découverte en 1983, d’origine karstique, c'est-à-dire due à un processus d’érosion par l’eau sur des roches calcaires (j’espère que Christian, qui se reconnaîtra, ne m’en voudra pas trop de cette explication simpliste !!) elle s’étire sur 20 kms avec 16 salles. Nous n’en verrons que six, sur un kilomètres, avec un panel extraordinaire de stalagmites, stalactites, cascades pétrifiées…. astucieusement éclairées. Il y fait une température constante de 14°. Cependant, nous remarquons combien la mousse gagne du terrain.

Eblouis par la lumière du jour après cette balade magique dans les entrailles de la terre, nous reprenons la route pour gagner Batoumi, ou tout au moins les bords de la mer noire. Sur le trajet, Denis ira visiter les sanatoriums soviétiques abandonnés. Il ira sans moi, car je déteste l'Urbex. Tout au long de la route, le temps devient de plus en plus menaçant. A la nuit tombée, nous trouvons un bivouac, en bord de mer, avec le ressac comme berceuse.