Un petit déjeuner de rêve, dehors, face aux montagnes, et comme la veille au soir, avec la table remplie de spécialités locales salées et sucrées absolument délicieuses. Nous assistons plusieurs fois à l’aterrissage d’hélicoptères militaires, et le propriétaire nous explique que c’est une surveillance de la frontière avec la Russie toute proche.
Repus, nous repartons, pour nous enfoncer encore plus dans la montagne vers le village de Dartlo
Au passage, nous ne manquons pas bien sûr de visiter la forteresse de Kesselo, pour laquelle, nous avons affronté cette piste, je peux le dire maintenant, qualifiée d'une des plus dangereuses au monde!!
Il ne reste que 5 tours sur les 13 originelles, construites en plaques d'ardoise et maçonnerie sèche. Leur couleur très sombre qui leur confère une part de mystère et un aspect dissuasif. Une vue à 360° est époustouflante.
Nous reprenons la piste, bien plus aisée que la veille et arrivons à ce petit village perdu de Dartlo avec ses maisons rassemblées sous la domination, 350 mètres plus haut de la très haute tour de guet Kvavlo. Lorsque nous nous baladons dans les venelles, entre les maisons, nous avons l'impression de remonter le temps.
Et c’est parti pour une belle ascension, le vent se lève très fort comme le gardien du site qui veut nous faire comprendre que nous devons le respecter ce lieu !!! Arrivés en haut,
nous dominons cette jolie vallée de la Pirikiti, encore étonnés de réaliser, que nous respirons de l'air qui vient de la Russie juste derrière nous.
Les nuages qui commencent à s'amonceler sur les sommets, ne présagent rien de bon.
De retour à la Bach'mobile, Denis prend la décision de retourner sur Omalo, car d'une part,il y a un gué à traverser et la piste peut tout à fait se transformer en boue, et d'autre part, il préfère s'avancer pour demain. Dommage, un premier bivouac pour Maud, dans un coin idyllique aurait pu être très sympa. Nous optons pour la prudence.
Sur la piste, nous nous faisons arrêter par un groupe de motards, qui nous demande, si on peut transporter l'un d'entre eux au dispensaire d'Omalo, car il est tomber et s'est apparemment fracturer la jambe. Denis lui donne de quoi calmer la douleur et nous l'embarquons devant. Malgré les anti douleurs, il lui faudra serrer les dents, car si la piste n'est pas particulièrement technique, elle est bien cassante. Nous avons beaucoup fait taxi, mais c'est la première fois que nous faisons ambulance!
Tout ça nous a retardé d'une bonne heure, car pas moyen de laisser ce jeune homme sans avoir rencontré le médecin pour lui dire le traitement que Denis lui a donné.
Et le temps ne s'améliore pas vraiment, donc nous nous avançons au max sur la piste. Ce ne sera pas le bivouac de rêve, mais il y a bien pire!!!