Réveil dans un paysage féérique, avec un doux soleil et pas de vent, mais cette nuit, il a bien gelé. Voilà un petit déjeuner qui vous donne envie d’être nulle part ailleurs. C’est dans ces moments-là que vous vous sentez des êtres privilégiés, que vous oubliez tous les aléas du voyage, que vous savez que vous êtes là où vous devez être. Le seul regret, c’est que vous voudriez que tous les gens que vous aimez soient là, avec vous, pour partager cette ivresse de plénitude.

Ce matin, le lac nous offre des couleurs changeantes qui ondulent entre le bleu profond et le turquoise digne des plus beaux lagons.

Il est difficile de quitter un lieu qui vous enchante, mais ce sera un souvenir inaltérable que nous garderons au plus profond de notre être.

Nous sommes à une soixante de kilomètres de la frontière tadjik. Toujours des paysages à vous couper le souffle, mais les montagnes ont viré au rouge qui donne une chaleur visuelle au décor dans lequel nous évoluons.

Nous arrivons à une petite frontière perdue au milieu de nulle part. Le passage se fait une demi+heure avec des douaniers extrêmement sympathiques. Puis nous continuons à monter pour passer le col de la Kyzil Art à 4 200 mètres entre les deux frontières séparées par 20 kilomètres. Et nous redescendons sur la frontière kirghize. Une petite pause photo. Mais nous sommes repérés par le douanier qui demande à Ewan, lors de notre passage à voir les photos sur son téléphone. Heureusement, c’était simplement des photos de paysages, où le poste de douane n’apparait pas !!! Le passage de cette douane est aussi facile que l’autre, sans fouille de la voiture. Et même, l’importation temporaire du véhicule se fait pendant que nous faisons tamponner nos passeports, car le douanier avait pris en photo la carte grise !!!

Puis sera la descente vers la première ville après la frontière, Sary-Tash, toujours dans des paysages fascinants.  Sur la route nous sommes arrêtés par des militaires en opération, qui nous demandent si nous pouvons transporter deux des leurs jusqu'au prochain camp. Et nous voilà tous les trois derrière. Ce sera un moment bien sympathique d'échange et à la fin un des deux m'offre l'écusson de son régiment, pour que nous ne les oublions pas !! Comme après chaque passage de frontière, nos premières missions sont de changer de l’argent et de trouver une carte sim. Mais dans cette petite ville pas de banque ou de distributeur. Nous verrons à Osh, la deuxième plus grande ville du pays qui est notre prochaine destination.

Nous nous arrêtons  à la première Guest house et celle-ci accepte les somonis, la monnaie tadjik. Nous y retrouvons un cycliste australien que nous avions rencontré lors de notre pause-déjeuner sur la route. Quel courage !!! La guest house propose le repas du soir et le petit déjeuner, c’est parfait