Le temps est mitigé, mais pas question de louper les thermes. Ce sont des piscines à l’air libre dans le parc qui domine la ville.
Nous avons beaucoup de mal à trouver le départ du sentier qui y mène car, il n’y a aucun panneau sur le bord de la route. Après un bon moment nous trouvons un parking avec de nombreux petits bus. Nous demandons aux chauffeurs qui attendent les clients, si nous sommes au bon endroit. Ils nous le confirment, et nous annoncent une bonne demi-heure de marche.!Bizarrement les gens qui reviennent vers les bus n’ont pas de sac de piscine, et surtout, certaines d’entre elles sont âgées et marchent avec une canne. Nous comprenons assez vite pourquoi. En effet, au bout de quelques mètres, en pleine forêt, nous nous retrouvons devant une sorte de complexe religieux comprenant une petite église, une pierre tombale sous un porche, une cabane, un puits. Bon, nous nous arrêterons au retour pour voir ce qu’il en est. Nous voilà donc partis dans la forêt en suivant des chemins qui vont, semblent-ils, dans la bonne direction. Nous trouvons enfin un petit panneau qui indique les piscines. Et c’est parti pour une bonne descente bien raide, pas facile facile, car il a plu toute la nuit et c’est très glissant.
Et voilà qu’apparaissent les fameuses piscines, telles trois saphirs dans un écrin de verdure. Il n’y a pas grand monde, chic !! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous sommes dedans. Et surprise, elles ne sont pas aussi chaudes qu’annoncé. Nous allons de la plus fraîche à la moins fraîche, mais il n’y a vraiment pas beaucoup de différence. L’odeur de souffre est supportable. Nos alliances en argent se métamorphosent en alliances d’or. Pas la peine de se rincer sous la douche, elle est aussi soufrée que les piscines!!!
Et c’est reparti pour la montée, nous perdons un peu dans la forêt et finissons par retrouver notre chemin au son des pèlerins venus vénérer Saint Séraphim de Sarov,( né en 1750 et mort en 1833) le saint russe préféré des Géorgiens. Nous entrons dans la petite église, et c’est certainement une des plus charmante que nous avons visité. Et pas d’interdiction de faire des photos ! Il y a aussi la copie de la pierre où saint Séraphim priait et sa cabane où il s’est retiré pendant 1000 jours
Voilà, il est vraiment temps de prendre la route en direction de Tbilissi. En effet Maud, prend l’avion demain pour la France. En route, nous nous arrêtons chez tous les marchands de pièces auto pour trouver des silents blocs de rechange. Mais nous faisons chou blanc !!
Nous retournons donc au même hôtel que la dernière fois. Nous finirons la soirée à déguster un véritable festin dans un restaurant du quartier, offert par Maud, pour nous remercier de ces quelques jours passés ensemble.