La nuit a été relativement calme. Ce matin, pas question de nous mettre la pression pour partir, car nous avons 6 jours pour quitter la Russie.
Il est temps que j’évoque nos impressions générales sur le Khazakstan. La partie ouest avec le Manguistau, et la partie est du pays notamment avec le parc altyn Emel, nous ont vraiment séduits. La région de la mer d’Aral nous a vraiment fait toucher du doigt la responsabilité de l’homme quant à ce désastre écologique. En revanche la traversée du pays a été plutôt ennuyeuse mais c’est le seul pays où nous avons vu des chameaux en liberté. Turkestan et Astana nous ont éblouis, un petit moins Almaty qui reste néanmoins une ville très agréable. Nous avons apprécié la fierté que les khazkhs ont de leur pays et le respect des jeunes dans les transports en commun. Comme un peu dans tous les pays en Stan, ils n’ont pas le sourire toujours facile, et il faut savoir aller vers eux , ensuite, ils se montrent plutôt bienveillants. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité nulle part. Nous avons soufferts du réseau routier et leur conduite, surtout en ville, est vraiment difficile pour nous, mais ils sont très respectueux des piétons. Nous ne sommes pas des fans inconditionnels de la VRAIE gastronomie des pays en Stan. Dernière chose non négligeable, le niveau de vie très avantageux pour nous, qui nous a permis de profiter de beaucoup de confort dans ce voyage.
J’ai certainement oublié des choses, mais voilà l’essentiel de ce que nous avons ressenti. Nous n’avons pas la prétention de connaître vraiment, mais d’avoir effleuré pendant quelques semaines la quintessence de ce pays.
Revenons en Russie. Depuis que nous sommes installés sur ce parking, des russes assez curieux viennent nous voir, et surtout voir l’intérieur de la Bach’Mobile. Ils essayent de discuter, nous posent des questions, mais si les jeunes parlent bien anglais, les plus anciens, pas du tout, néanmoins nous arrivons parfois à nous comprendre.
Il est tant de reprendre la route. Toujours pas de GPS, et pas de panneaux, nous avons essayé de repérer la direction sur la carte et nous avons le soleil !!!!
Nous nous en sortons plutôt bien et une vingtaine de kilomètres plus loin, ça y est tout refonctionne. Le paysage est toujours aussi plat, mais les routes sont bonnes.
Nous nous faisons arrêter à un check point. Un militaire masqué, armé de sa kalachnikov, nous demande de descendre de la voiture avec nos papiers et avec un collègue, masqué et armé aussi, nous escortent vers un bureau. Nous devons attendre, lorsque nous entrons, nous avons l’impression de nous retrouver devant Vladimir Poutine, en plus jeune, avec la même expression froide. Il nous parle dans un anglais, que nous avons du mal à comprendre. Et nous avons remarqué une chose, dans les administrations russes, quand, vous ne comprenez, pas ce qu’ils disent, ils répètent les choses en hurlant. Après nos prises d’empreintes, ça y est nous sommes fichés en Russie, tout d’un coup, le climat se détend, et nous avons même droit à un petit sourire en coin et un « bon voyage ».
Le long de la route, nous nous faisons arrêter plusieurs fois par la police mobile, mais pas de corruption, simplement une vérification de papiers, parfois même pas, mais souvent, ils nous font ouvrir l’arrière du véhicule, regarde dedans et c’est tout. Nous avons presque l’impression que notre véhicule, un peu atypique, attise leur curiosité.
Nous nous arrêtons bivouaquer dans une station service, à un endroit stratégique. En effet, c’est ici, que nous devons décider soit de couper la route par la Tchétchénie (presque 300 kilomètres de moins), soit prendre le même trajet qu’à l’aller. Nous allons y réfléchir !!!